Quelle est la différence entre un entrepreneur, un PDG, un homme d’affaires et un manageur?


Nous avons écouté les podcasts du cofondateur de The Family, Oussama Ammar, sur la façon de devenir entrepreneur et voici ce que nous en avons retenus.

Chef d’entreprise / Entrepreneur

Il n’y a pas tellement d’entrepreneurs sur cette planète. Cette première phrase peut vous choquer mais c’est vrai, il ne faut pas confondre entrepreneur, chef d’entreprise, homme d’affaires, et manageur. Tout d’abord, un entrepreneur n’est pas un chef d’entreprise et inversement, car selon Oussama Ammar, une startup n’est pas encore une entreprise. Une startup et une entreprise n’ont pas les mêmes problèmes à résoudre car elles n’ont tout simplement pas la même structure. Être chef d’entreprise signifie être salarié. Lorsque Tim Cook a rejoint Apple en tant que PDG, il n’a pas fondé l’entreprise, mais il est certainement devenu le décideur. Les gens ont tendance à croire que l’entrepreneur est une personne de pouvoir, mais ce n’est pas forcément le cas.

Concrètement, les compétences qui font un bon entrepreneur ne sont pas celles qui font un bon chef d’entreprise. En outre, beaucoup d’entrepreneurs ont préféré passer le relais à un professionnel pour gérer leur entreprise, il la laisse donc dans les mains expertes d’un chef d’entreprise (voir Richard Branson avec Virgin). Créer une entreprise et la gérer n’est pas tout à fait la même. Lorsque vous rassemblez une équipe autour d’un projet, la première choseà faire est de définir qui sera le chef d’entreprise. Et il ne peut y en avoir qu’un, pour une raison simple, c’est que les personnes avec qui vous travaillez ne doivent pas avoir deux avis contraires de leurs supérieurs. Pour vous donner un exemple pertinent, prenez la marine française: quand un officier supérieur entre sur le pont du bateau, l’officier inférieur en place doit partir. Face à un problème, cela permet d’éviter des situations ou les deux responsables pensent que l’autre à vu le danger et va donc donner des ordres à l’équipe. C’est pour cela qu’il n’y a toujours qu’une seule personne chargée sur le pont, pour éviter de créer un sentiment de déresponsabilisation de la part des deux responsables. Il en va de même pour les startups qui est considéré comme « le royaume de l’exécution ». les gens devront sans cesse exécuter des ordres donnés par un supérieur, il doit donc y avoir un seul chef d’entreprise.

En ce qui concerne les startups, Oussama Ammar dit, ce qui compte le plus est d’aller aussi vite que possible. Pour lui, il existe une tendance indéniable, c’est que les start-up les plus réussis sont celles qui ont commis les plus grandes erreurs, mais qui se sont vite relevé pour repartir. Il compare la création d’une startup à être situé dans un rapport au risque compris entre zéro et un, et dans ce cas il n’y a rien à perdre, sauf votre temps. La plupart des entrepreneurs pensent qu’ils ont quelque chose à perdre, c’est faux. Certains startupers avec 50 utilisateurs sur leur plate-forme ont déjà des réticences à faire des changements: «J’ai peur d’essayer ça, j’ai peur pour ma marque». Mais il n’y a pas encore de marque, vous ne pouvez pas rester coincé à la même étape pour toujours. Vous devez donc essayer de nouvelles choses, de nouvelles façons de voir les choses. Quand Coca Cola prend une décision, il y a un impact sur la marque, elle a tout à perdre, mais ce n’est pas le cas pour une startup, qui est structurellement dans l’état d’une faillite permanente. Nous soulignons la différence fondamentale entre une entreprise et une startup. Le rôle d’un dirigeant est de minimiser les risques, alors que la mission de l’entrepreneur est de maximiser les opportunités. Pour un entrepreneur, même si il n’a que 1% de chance de gagner 1 milliard, il va sans cesse essayer pour atteindre son but car il n’a rien à perdre. En effet, dans 99% des cas il n’aura rien mais c’est la situation dans laquelle il est déjà donc il ne risque pas grand chose. L’institution entrepreneuriale est liée au risque. Pour conclure, un entrepreneur n’est pas un chef d’entreprise car ce dernier doit éviter les risques tandisque l’entrepreneur ne doit pas hésiter à sans cesse essayer car il n’a rien à perdre.

Manageur / Entrepreneur

Un entrepreneur n’est pas un manageur. Un manageur fonctionne à un niveau qui n’est pas pertinent pour une startup, car c’est une structure qui est trop petite. L’institution des manageurs a été créée pour résoudre les problèmes auxquels une entreprise est confrontée lorsqu’elle est devenue trop grande pour permettre aux gens de communiquer efficacement et sans médiateur. Passer une certaine taille, c’est très dure de communiquer correctement, c’est pour cela qu’il faut engager des manageurs afin de réduire les frictions et rationaliser le rapport au travail des équipes afin de les faire avancer dans la même direction. Si une startup a besoin d’un manageur, il ne s’agit plus d’une startup. Selon Oussama Ammar, la startup est le royaume de l’informel. Un exemple parlant pour démontrer qu’une startup n’a pas besoin de manageurs. 3 ans après sa création, Google a licencié ses 21 manageurs pour retourner à une équipe de 49 personnes parce que structurellement ils étaient toujours une startup. Ils n’avaient donc pas besoin de manageurs, process et reporting, ils devaient se concentrer sur leur business model. Cela leur a réussi car un an après ils gagnent un milliar par an. C’est anecdotique bien sûr, mais cela montre que l’embauche de manageurs et la mise en place d’innombrables process peuvent dévier l’entreprise de son objectif principal. Vous devez garder à l’esprit qu’une équipe de startup est une petite équipe dans laquelle les employés apportent plus de valeur dans leur travail que ce qui leur ai demandé. Si l’employé attend de savoir ce qu’il doit faire dans la journée, c’est que c’est un employé d’entreprise. Les manageurs sont dans l’anticipation, alors que dans l’entrepreneuriat votre pire ennemi est l’anticipation. Un entrepreneur ne peut pas planifier à l’avance la quantité de travail qu’il devra réaliser. Si un entrepreneur commence à croire qu’il est assez intelligent pour prédire l’avenir, il est très probablement condamné à l’échec. Chaque matin, l’entrepreneur doit analyser son environnement et voir comment le monde a changé afin d’ajuster les décisions prises la veille. C’est très différent d’un manageur dont le rôle est de planifier et de coordoner. Pour conclure, le manageur opère dans une entreprise, alors que la startup n’a pas besoin de manageur pour fonctionner.

Homme d’affaires / Entrepreneur

La figure de l’entrepreneur en France est la figure de l’homme d’affaires. Nous ne parvenons pas bien à distinguer les deux. Nous avons tendance à considérer les hommes d’affaires les plus prospères comme des entrepreneurs. Mais la plupart d’entre eux ne sont pas des entrepreneurs, leur histoire consiste à utiliser leur capital comme levier et à établir des ratios de pouvoir favorables. Un homme d’affaires va simplement entrer dans une entreprise préexistante et l’aider à grandir, le business model étant déjà connu. Cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas proposer des idées novatrices, simplement qu’ils ne changeront pas la façon dont l’industrie dans laquelle ils mettent les pieds fonctionne. Par exemple, l’industrie de la boulangerie évolue, il y a de la place pour l’innovation, mais le business model reste le même, il faut faire cuire votre pain et le vendre.

En france, aujourd’hui, l’entrepreneuriat est un phénomène marginal dans le monde des affaires.
Il n’y a pas d’entrepreneur sans problème de business model. Prenons en exemple le fondateur de Google, une moyenne de 1 milliard de personnes se connectent à son moteur de recherche tous les jours, mais il ne veut pas avoir des encarts publicitaires car il ne trouve pas pas ça esthétique. Dans ce cas, il est un entrepreneur, car il ne sait pas encore comment payer les serveurs. C’est la question : « je ne sais pas comment gagner de l’argent » qui fonde l’entrepreneuriat. Vous devez trouver un modèle d’entreprise. L’argent que vous allez distinguer de votre modèle d’entreprise est différent des revenus d’opportunité, ce qui n’est pas durable. Maintenant, prenez Facebook: startup ou entreprise? C’est une startup car la publicité que nous trouvons sur facebook est un revenus d’opportunité. C’est un moyen de gagner de l’argent mais ce n’est pas un moyen scalable. En effet, la seule façon pour vendre des encarts piblicitaires est d’avoir des commerciaux qui démarchent des entreprises. Pour Google, 95% des revenus sont réalisés SANS aucune intervention humaine. Chez Facebook, 95% des revenus se font AVEC une intervention humaine. Mais comment une entreprise comme Facebook ne réussit-elle pas mieux? Pour une raison simple, c’est que l’équipe ne veut pas que ce modèle soit son business model, ils cherchent quelque chose de beaucoup plus enthousiasmant, c’est pour cela qu’ils innovent. Pour conclure, un homme d’affaires est quelqu’un qui veut faire usage de son capital, et il va généralement s’allier avec des entrepreneurs.

Qu’est ce qu’un entrepreneur?

Si un entrepreneur n’est ni un chef d’entreprise, ni un homme d’affaires, ni un manageur, alors, qu’est il donc ? La mission de l’entrepreneur est de créer des business model à la fois scalables, répétables et profitables. Un entrepreneur essaie de créer une société qui déclenche obligatoirement une certaine quantité de coûts fixes, plus ou moins importants, et des coûts variables marginaux. Pour rappel, la scabilité décrit la capacité d’une entreprise à croître sans être entravée par sa structure ou les ressources disponibles. La première requête de Google a coûté une fortune, mais la milliardème de requête ne coûte marginalement rien. C’est ce qu’on appelle une entreprise scalable.

Il y a trois grands types d’entrepreneur. Le premier est le « lifestyle entrepreneur ». Ils essaient de bâtir des choses scalables, tout seul, sans jamais avoir d’employé. Ils vont essayer d’optimiser leur temps libre plutôt que leur revenu. Ils vont préférer déléguer le travail et avoir moins de revenus, plutôt que de beaucoup travailler pour avoir 100% des revenus. C’est un type d’entrepreneuriat qui utilise toutes les règles de l’entrepreneuriat scalable, mais qui les hack pour ne pas optimiser le revenu.
Le deuxième est « les titans de l’effort ». Ce sont les gens qui créer des sociétés de service. L’entreprise ne croit pas de manière exponentielle mais linéaire. Les choses prennent du temps, mais elles finissent par se développer si le modèle est évolutif, même si cela nécessite des efforts gigantesques. C’est très dur et très linéaire, ça demande un vrai travail de titan. Chaque nouveau Starbucks construit coûte moins cher que le précédent.
Les troisième sont « les magiciens de la multitude ». Multitude est l’équivalent en Français du mot « people ». C’est une masse de gens informe qui produisent autant qu’ils consomment. Les magiciens vont être obsédés par la scabilité la plus absolue. Ils sont majoritairement des entrepreneurs du numérique. Il s’agit d’un domaine où il n’y a pas de barrières qui empêchent l’expansion de votre entreprise.

Mais comment construire une entreprise scalable ? Il faut tout d’abord bien choisir ses collaborateurs, il faut des personnes partageant la même ambition. Il est de loin plus important de trouver des personnes qui partagent la même vision que vous, que des personnes qui ont les compétences requises. A compétences égales ou inégales, privilégiez toujours quelqu’un qui vous est culturellement compatibles. C’est de loin l’élément le plus important, la cohérence culturelle est la pierre angulaire d’une équipe fonctionnelle. Les gens doivent vouloir aller dans la même direction, en prenant le même chemin.

Qu’est ce qu’une startup ?

Le serial-entrepreneur Steve Blank nous donne une définition très pertinente de ce qu’est une startup: «une startup est une organisation sociale temporaire ayant pour objectif de dévouvrir un business model scalable, profitable et répétable.» Le rôle de la startup est de découvrir quelque chose, donc elle porte en soi un projet de scalabilité profond. Cela ne signifie pas qu’il doit être évolutif dès le début, mais il ne fait aucun doute que l’objectif ultime est de proposer des rendements croissants d’échelle. On ne définit pas une startup par sa taille. Il y a des petites et des grandes startups. Quand on ne sait pas comment rendre l’argent qu’on a investit, c’est qu’on est une startup. Cela devient une entreprise quand il y a un rendement clair sur le temps nécessaire pour rendre l’investissement.

Lorsque vous faites quelque chose de nouveau, vous vous mettez dans une situation où la frontière entre le génie et la folie est mince. Lorsque vous créez, vous êtes par définition confronté à quelque chose d’anormal, pas évident. Toutes les idées évidentes ont déjà été créées. Si vous voulez que votre idée soit révolutionnaire, vous allez vouloir éveiller le scepticisme aussi. La plupart du temps, lorsqu’une nouvelle idée «impossible» apparaît, elle semble d’abord être mauvaise, les gens sont réticents. Mais Facebook et Uber n’ont pas été découragés par des personnes réticentes, sinon ils n’auraient jamais poursuivi leur rêve. Vous devez montrer votre idée aux bonnes personnes, et tout le monde ne sera pas d’accord avec vous. Il faut toujours se demander si la personne à qui je présente mon idée est pertinent ou pas. Il existe trois types de personnes sur lesquelles vous devez vous concentrer: le premier sont ceux qui ont fait ou font quelque chose de similaire à ce que vous voulez faire sur votre marché. Le deuxième c’est votre segment clientèle, c’est à dire les gens pour qui vous faites tout ça. Le troisième est les gens que vous essayez de convaincre et que vous avez besoin de convraincre, c’est-à-dire les investisseurs, les subventions, les sponsors, éventuellement le gouvernement, l’état Les institutions et toutes les entités qui pourraient subventionner votre startup. La dernière catégorie est dangereuse car les investisseurs sont un test de réussite / échec. Le problème se pose lorsque les investisseurs n’appartiennent pas à votre segment clientèle.

Prenez Palantir par exemple, une société privée de logiciels et de services spécialisée dans la grande analyse de données. Aujourd’hui, ils sont utilisés par les gouvernements pour les problèmes de lutte contre le terrorisme, mais aussi par des entreprises privées dans le secteur financier et de la santé. Pour le dire différemment: ils sont très gros. La technologie derrière cette entreprise a été développée dans un laboratoire français par des chercheurs français 3 ans avant d’être lancée. Les chercheurs français sont allés à Oséo, un fonds d’investissement public pour les PME, et leur ont présenté leur idée. Mais les investisseurs n’ont pas compris le pitch. L’erreur que les chercheurs ont faite était de raconter aux investisseurs potentiels la vraie histoire, et pas celle qu’ils voulaient entendre. Les fondateurs de Palantir sont allés demandé à Peter Thiel d’investir dans leur entreprise, et il leur a donné 30 millions de dollars pour les faire démarrer car il avait comprit le potentiel de l’idée. Mais le danger lorsque vous commencez à raconter aux gens l’histoire qu’ils veulent entendre, c’est que, à un moment donné, vous avez tendance à croire en cette version, alors vous devez faire face à cet état de schizophrénie permanente. La pire situation serait de changer votre projet alors qu’il ne fallait pas le modifier, et c’est exactement pour cela qu’un écosystème non pertinent peut être fatal.

Nous ne sommes plus dans les années 1995-2001, la bulle a explosé, vous ne pouvez pas reproduire ce que les «entrepreneurs bulles» ont fait, c’est aujourd’hui impossible à reproduire. Aujourd’hui, le niveau de l’investissement a considérablement diminué, vous devez prouver votre valeur et rentabilité avant même de voir la couleur de l’argent que les investisseurs sont prêts à vous prêter. Vous devez leur donner une garantie infinie pour faire confiance. Il ne fait aucun doute que la Silicon Valley est un endroit très favorable pour créer une startup, mais c’est devenu de plus en plus compétitif car les meilleurs vont là-bas. C’est là où choisir un autre pays joue son rôle, car vous pouvez obtenir une bonne évaluation financière pour votre startup. Dans l’industrie de la technologie, l’évaluation est très élevée et offre de grandes opportunités, car ce qui est apprécié, c’est plutôt le talent des personnes que vous avez dans votre équipe et votre position stratégique que votre chiffre d’affaires. Facebook a mis 19 milliards de dollars pour acheter WhatsApp, ils n’ont pas réfléchi deux fois parce qu’ils craignaient que WhatsApp puisse être racheté par une autre entreprise et finalement devenir préjudiciable à la position stratégique de Facebook sur le marché.

Aujourd’hui, en ce qui concerne la technologie, le monde se dirige vers un marché unique. Les entreprises françaises B2B ont beaucoup moins de difficultés à trouver des clients aux États-Unis avec un simple appel téléphonique qu’en personne en France. C’est une opportunité globale, le fait d’être implanté dans un pays ne veut pas dire que ce pays doit être votre marché potentiel. Les réseaux sociaux ont changé profondément la distribution dans le monde entier. Pendant longtemps, le contrôle de la distribution permettait de maîtriser les barrières à l’entrée, c’était maitriser le fait que vous étiez seul à parler au client. Mais aujourd’hui, vous pouvez toucher les gens instantanément et avec une grande résonance à travers les réseaux sociaux. Vous pouvez détruire une campagne marketing à grand budget grâce aux réseaux sociaux, et vous pouvez également voir une campagne à petit budget être virale en un clin d’œil. Aujourd’hui les dépenses marketing sont marginales.

En 1995, Windows aurait alloué 800 millions de dollars pour la publicité et 80 milliards de dollars dans le produit lui-même. Les choses ne fonctionnent plus comme ça aujourd’hui. L’échelle de satisfaction est immédiate, vous pouvez difficilement tromper le consommateur. Votre produit doit juste être bon.

Les échelles ont été multipliées sur Internet, ce qui était autrefois un créneau peut devenir soudainement un marché énorme. Les opportunités de croissance sont devenues gigantesques. Le but de Facebook est aujourd’hui d’atteindre 6 milliards d’utilisateurs. Tout ce que vous devez faire est de fournir quelque chose qui fonctionne, vous n’avez pas besoin de passer des siècles justifiant qu’une révolution numérique se produise plus. C’est une donnée. Cela ne signifie pas que votre produit va être en plein essor à la minute où vous lancer, il pourrait rester sur le terrain pendant des années, tout comme Air Bnb l’a fait pendant 36 mois, mais une fois qu’il a finalement déclenché, tout va de façon exponentielle rapide et grand. Quand Uber a montré son projet aux investisseurs, ils comptaient sur un chiffre d’affaires d’un million de dollars après un an, ils ne s’attendaient pas à en faire 20.

Alors, qu’est-ce qu’un démarrage? C’est une entreprise en état de faillite permanente qui ne tient que par la détermination de ses fondateurs. Par définition, une entreprise qui ne sait pas encore comment faire de l’argent est au bord de la faillite. Le seul moyen de réussir consiste à trouver un moyen prédictif d’être rentable avec un modèle économique sain.